vendredi 28 novembre 2008
Respirer
dimanche 2 novembre 2008
Fin de semaine de xc, ouf!
Samedi matin c'est le téléphone qui nous réveille un peu après 7h, Marie-Louise veut souhaiter bonne chance à Olivier. Je me trouvais dans un très profond sommeil, tout comme Caro et Olivier. On se remet en marche et à 9 h on est au Parc Canatera de Sarnia pour le championnat scolaire secondaire de l'Ontario http://www.ofsaa.on.ca/crosscountry/ , plus de 1200 coureurs dans 6 catégories Midget, Junior et Senior filles et garçons. Olivier cours à 11 h 15. Le départ est très rapide et la compétition est féroce, 240 garçons de 14 ans en sprint dans un entonnoir pour avoir une bonne position dans les sentiers. Les spectateurs cours autant que les participants d'un point de passage à l'autre. On peut, en se déplaçant rapidement (au sprint), voir passer la horde à 6 endroits sur le trajet de 5 km, malgré les forêts et les clôtures. Olivier est positionné au milieu des participants, c'est un peu inhabituel, il était parmi les 20 premiers lors des autres courses. Le calibre est très relevé... Finalement il termine en 119e place, soit juste au milieu. Il a un bon temps 18 min 42s, le même que lors de la finale de comté LSSAA et 1 min de mieux que lors de pré OFSAA. Avec un petit rhume c'est une très bonne performance et c'est bon pour une 5e position en équipe sur 40. On a passé le reste de la journée à suivre les autres courses, elles étaient toutes aussi impressionnantes les unes que les autres. Certain participant on déjà fait les championnats mondiaux juniors. Même les derniers sont des champions de leurs villes et comptés. Les photos et le vidéo sont en édition et suivront bientôt.
Samedi soir, Caro c’est couché à 20h crevé, Olivier est allé a un party des gars de son équipe, moi j’essai d’éditer les vidéos des 2 derniers jours. C’est beau l’automne, ça cours!
un petit à côté: Le système de course est très bien structuré en Ontario: 18 regions tiennent des championnats pour ceux qui se sont qualifiers dans les comtés. Les courses de comté ont une cinquantaine de participant par catégorie et les régions comportent 4 ou 5 comtés. Cela fait un bassin d'environ 4000 jeunes par catégorie. La plupart des écoles ont des entraînements 5 jours par semaine de septembre à novembre, les jeunes sont souvent impliqués dans des sports 12 mois par année (soccer, basketball, athlétisme, natation). C'est du travail et de la discipline au travers du jeu.
mercredi 27 août 2008
Fin du périple à vélo
A Kincardine on a couché au B&B Genesis Manor
les propriétaires étaient très gentils et ont accepté de nous héberger malgré que l'on soit arrivé tard et sans réservation. C'était surement difficile de dire non à deux cyclistes gelés et fatigués. C'est Hans, le propriétaire, qui nous a accueillis en nous montrant son vieux vélo, encore en bon état et en nous racoutant avec nostalgie qu'il avait fait de la course de vélo amateur lorsqu'il était dans la vingtaine. Malheureusement, on n’a pas eu le temps de beaucoup discuter avec lui car il était tard et le lendemain il était déjà parti travailler à la centrale nucléaire, à notre lever. En entrant dans le B&B, qui est une maison moderne, Marcia nous avait donné un menu pour le déjeuner comprenant plus d'une dizaine de choix, on avait sélectionné du pain dorée et une assiette de fruits frais. Après une bonne nuit de sommeil, le déjeuner était excellent. On a eu un immense plateau de fruit frais, des muffins et des scones qui sortaient du four comme entrée. Ensuite, Marcia nous servi le pain dorée, avec son pain aux noix aussi fait maison, et du sirop d'érable pur, le tout accompagné d'un enregistrement de champs chrétien en français... c'est la signature du gîte (la religion pas le français). On a discuté avec Marcia après le déjeuner, ils ont le B&B depuis 7 ans, si mes souvenirs sont exacts, soit depuis que leurs enfants sont partis. Ils ont plusieurs petits enfants maintenant.
Mardi, on a repris la route à 10 h pile, comme les 2 première journées, malgré que l'on ne se souci pas du temps. Le vélo se passe bien sur les routes de campagne, on a rencontré plusieurs mennonites en voiture à chevaux, mais la plupart du temps on a toute la route pour nous. Caro va bien malgré que sa selle de vélo commence à la faire souffrir, il faudra trouver une solution. On a fait plus de 3 heures de vélo avec seulement un arrêt pour grignoter une barre granola devant un très chic petit centre hotelier du nom de Benmiller près de Goderich. C'est presque rendu à Bayfield, notre destination du jour, qu'on est arrêté pour dîner au Bayfield Berry Farm . Ils font de délicieux sandwichs et de très bonne tartelette au beure et au sucre, on a mangé un casseau de bleuet avec notre repas.
On est retourné au B&B Clair on the square, cette fois ci il y avait aussi un couple de français et deux femmes, mère et fille. Les français sont venus voir leur fille qui vit à Windsor avec son mari depuis le mois de mars. Ils sont très gentil, plutot calme pour des français, pas trop bavard. Ils sont de la Picardie, au nord est de Paris, je crois. On a eu la chambre pêche, c'était très confortable et le déjeuner était vraiment excellent, œuf brouillé à l'estragon et à la crème, salade de mini tomates, asperge et bacon. Ah oui, en entrée immense plat de fruit frais et scone maison.
Finalement notre expérience en B&B a été un grand succès et un régal. Je ne sais pas si ce sont les heures passées sur le vélo qui nous ont fait mieux apprécier les arrêts, mais je serai prêt à retourner sans les vélos à la première occasion... J'écris cela parce qu’il est tard et que je suis un peu courbaturé, cependant on pense déjà à notre prochaine randonnée à vélo, d'ici là, l'entraînement va continuer autour de Sarnia.
lundi 25 août 2008
Périple à vélo, rive est du lac Huron!
vendredi 15 août 2008
Du vent, des jeux et l'entraînement
Une grande partie de la journée se passe devant la TV des jeux olympiques. La natation est une passion, je suis impressionné par les performances de l'américain Michael Phelps et par sa simplicité. On assiste a quelque chose d'historique... Hier, en athlétisme, j'ai vue pour la première fois le nouveau champion du monde du 100m un Jamaïcain de 6'5'', on court vraiment détendu, c'est différent des autres compétiteurs hyper musculaires et tendu. J'ai hate au triathlon...
L'entraînement fait partie du quotidien, hier cependant c'était une journée de repos. Au Québec on a eu quelques belles sorites de vélo, dont la dernière de 80 km avec une moyenne au dessus de 30 km/h, malgré les 25 premiers km qui étaient en monté. J'ai vraiment aimé faire des côtes en vélo, moins à la course. L'effort soutenu des montés, qui demande de rester concentré, me pousse à me surpasser et me permet de repousser mes limites... et de me sentir vivant.
Mathieu est resté au Québec et projete une année de travail et d'entraînement avant d'entreprendre des étude en technique de radiologie l'an prochain. Marie-Louise est de retour à Morgantown, en Virginie Occidentale, pour une autre année d'étude et de compétition. L'été a été reposant et revitalisant pour chacun.
vendredi 11 juillet 2008
Photos montage du triathlon Peterborough
jeudi 10 juillet 2008
De la pluie et de l'air pur
Il pleut, ça fait 3 jours. Ainsi on a roulé 40 km sous la pluie hier, Mathieu, Caroline, Olivier, Jean-François et moi. On a passé plus de temps à faire du nettoyage que ce qu'on a passé sur le vélo... La route était quand même agréable, on a passé à côté d'un élevage de wapiti et à côté d'une bleuétière. C'était un chemin sinueux et dans la forêt de conifère, fantastique! Avant le souper j'ai couru 30 min. avec Marie-Louise, on a monté la fameuse côte de la rue Talon, 80 m de dénivelée sur 400 m, pente de 20%.
Aujourd'hui on avait prévu une sortie de vélo de 90 km de Chicoutimi vers le centre de ski le Valinouet. Rendu chez Jean-François la pluie se met à tomber, on a attendu 2 h que ça cesse en regardant le tour de France à la télé. On a finalement pris la route vers midi, pour une randonnée de 50 km, le même trajet que la veille auquel on a ajouté une côte de 1km avec 10% de dénivelé moyen avec une pointe à 20%. Ouf! je ne me souvenais pas que cette pente était si raide. On a souffert! On était 5; Mathieu, Marie-Louise, Caro, mon frère JF et moi. J'en suis rendu au point de me trouver chanceux de ne pas avoir de pluie, même s'il y a eu beaucoup de nuage et de vent. Il reste que l'air est pur ici et on se sent vraiment en vacance. Ce soir on mange de raclette, miam! J'espère que demain il fera beau, comme la météo nous le prévoit. On pourra peut-être nager au chalet et se rendre de là au valinouet.
mercredi 9 juillet 2008
Le sprint de Peterborough; troisième triathlon
On a installé notre campement et on a mangé notre souper de salade de patate avec beaucoup de persil et d'aneth accompagné de thon. Notre voisin criait constamment après son chien qui se promenait partout, ça s’annonçait bien! Plus tard après le souper je suis allé demander au voisin de baisser le son de sa radio qui jouait à tue-tête depuis quelques heures. Mais comme il n’était pas là j’ai pris l’initiative de baisser le son de la radio sur une de ses trois tables de pic nic, (il manquait des tables à certain campeur). Cependant, au même moment, le dit voisin arrivait en compagnie d’amis dans une camionnette. Il était déjà très réchauffer et il me déblatère une poignée d’insulte. Vu son état, je gère la situation du mieux que je peux et je m’efface. Quelque peu perturbé par la situation le sommeil vient difficilement… ou peut-être est-ce le stress du triathlon.
On se réveille le matin au son de l’annonceur qui donne les indications aux participants dans la zone de transition, il est un peu passé 6 heures. On avale notre petit déjeuné, on ramasse notre équipement et on se dirige vers la zone de transitons. Le site est déjà bondé de monde et la température est parfaite ; ciel bleu et soleil. C’est le rituel d’avant course qui s’amorce; installer l’équipement, faire son réchauffement, courir à la toilette et enfiler le wetsuit. Encore une fois, on sera tout les trois du même départ qui aura lieu à 9 heures. On part sur la plage, c’est une première cette année, on court vers l’eau et j’en profite pour faire des plongeons de dauphins jusqu’à ce que j’ai l’eau à hauteur de poitrine. Les quelques premiers cents mètres sont très mouvementés, en plus d’avoir la présence des algues qui essai de nous retenir. On est parti complètement à gauche ce qui pour moi est avantageux, on évite les collisions et empilages. L’eau est chaude et lors de la deuxième moitié du parcours de natation le soleil nous aveugle sur la surface de l’eau. Comme aux triathlons précédents, Mathieu sort de l’eau en premier, je suis quelques dizaine de seconde derrière et marie louise me talonne. Pour se rentre au vélo on a entre 200 et 300m de course a faire, Marie-Louise me dépasse mais je réussi a m’accrocher. Cette fois ci, j’ai opté pour installer mes souliers sur le vélo et ainsi les enfiler en roulant. Ma transition est rapide, tellement que j’hésite à partir parce que je pensais que j’oubliais quelques choses, et ainsi je reprends une trentaine de seconde d’avance sur Marie-Lou. Le premier km en vélo est sur un petit chemin et un stationnement étroit, on doit être très prudent. Le parcours de vélo est légèrement vallonné avec un paver en bonne état. Marie-Louise me rattrape après deux kilomètres. Ma vitesse est rapides, j’approche les 35 km/h de moyenne, et le tout est règle en 35 minutes. La deuxième transition s’effectue en moins qu’une minute pour les trois. Le parcours de course est plat et gazonné sur la moitié, j’ai ramassé ma montre durant la transition afin de vérifier mes temps de passage a chaque Km, je vise sous les 5 minutes au kilomètre. J’effectue les deux premiers kilomètres en 4 minutes 45 au kilomètre, le troisième est en 4 minutes 55. Je dois redoubler d’effort, j’effectue les deux km suivant en 4 minutes 50. J’ai croisé Marie-Louise (sur son retour) un peux après le deuxième km et je lui ai crié « let’s go! Mathieu est 200m en avant» Mathieu avait plus d’avance que cela mais ça va la motiver. Devant Mathieu il y avait deux filles qui semblaient assez jeunes, peut-être que Marie-louise ne finira pas première cette fois-ci. Comme c’est seulement 5 km la fin arrive vite, a l'arriver Mathieu et Marie-Louise sont là pour m’encourager avec Olivier et Caro pour prendre l'événement en photos et en vidéo. Je termine en une 1 h 14 min, c’est ce que j’avais prévu, c’est même un peu mieux. Les triathlons sprint sont si court, que je trouve l'effort incomplet. On n'épuise pas nos réserves d'énergie et la fatigue reste superficiel... Je reste sur ma faim, fin.
p.s. Marie-Louise aurait rejoint Mathieu si elle avait accroché ses souliers à son vélo pour la transition. J'ai terminé 8e, à 1 min 30 de la 3e position, un peu plus d'effort à vélo et à la course aurait permi un podium. Les 2 premiers dans la catégorie de Mathieu ont terminé 1e et 2e au général, ouf! Sa 13e place au classement général est plus significative que sa 4e place dans sa catégorie.
jeudi 3 juillet 2008
Le vent du nord! brrrr!
Caroline souffre d'otites au deux oreilles, c'est la première fois qu'elle a ce genre de problème. Elle prend des gouttes antibiotiques depuis 3 jours. Elle a peut-être eu froid sous la pluie à vélo en suivant Marie-Louise qui courait, ou elle a attrapé ça à la piscine. Bref, elle est en repos forcé. On va avoir deux opérateurs de caméra en fin de semaine pour les vidéos et photos.
Hier l'entraînement s'est résumé en un jogging de récupération avec Marie-Louise, 40 min. J'ai passé la journée à nettoyer mes vélos et faire du montage vidéo. Il y a toujours des petits ajustements mécaniques à faire.
Olivier s'est trouvé un unicycle, les boys vont pouvoir s'amuser ensemble. On est presque près à partir pour les vacances...
mardi 1 juillet 2008
Première journée sans pluie depuis des lunes!
Pour profiter de la journée on s'est levé tôt, avant 8 h..., et je suis allé en vélo avec Mathieu, 60 km avec une moyenne au dessus de 30 km/h. C'est notre entraînement pour la journée. Ensuite on est allé se promené en vélo au parc du centenaire. Je suis principalement intéressé à la scène qu'ils installent pour le bayfest http://www.sarniabayfest.com/ . Le technicien avait un gros problème avec ses effets, après une heure de vérification quelqu'un lui a fait remarquer qu'il avait inversé deux de ses quatre câbles principaux venant du snake, le rouge et le noir, connectant des dizaines de fils... On fait un tour à la marina, c'est un bal de bateau se dirigeant vers le lac, ça rappel de bon souvenir. On a déjà participé à ce bal avec notre voilier « banner 28 » pour être au première loge sous les feux d’artificière, mais ça doit faire 10 ans déjà. Avant souper je suis allé cueillir des mures sauvages avec Caro. On trouvé quelques arbres avec des mûres bien mures. On a brassé les arbres pour faire tomber les mûres sur une toile. On a presque rempli un gros panier.
Retour sur les deux jours précédents
Dimanche, il a plu presque toute la journée, comme entraînement j'ai fait seulement 30 km de vélo avec Olivier et Caro. Tout habillé on a attendu une vingtaine de minutes avant de partir pour laisser passer quelques gros nuages. J'avais passé presque toute la journée à réaménager l'intérieur de la remorque pour transporter efficacement les vélos et nos bagages pendant les vacances. J'ai encore queques ajustements à faire avant notre départ. Le soir on a écouté la TV en famille, c'était les essais olympiques américains d'athlétisme et de natation. Et bientôt c'est le tour de France qui commence, je vais le suivre un peu à canal Évasion.
Lundi j'ai couru 50 minutes, se faisant j'ai monté 4 fois la butte du réservoir d'eau de la ville. Ça fait travailler les jambes un peu, et sur le plat j'essai de pousser plus avec les pieds pour améliorer ma foulée. Le matin, à vélo, j'ai suivi Marie-Louise pendant son entraînement de course. Je suis arrêté à la marina voir un voilier de 70 pieds qui est en préparation pour prendre le canal Érié vers New-York, le mat est installé couché au dessus du pont. C'est un magnifique voilier, au profil de course, avec les accommodations et le dessus du pont en bois moulé. Au retour, j'ai pris Mathieu et Olivier en photos lorsqu'ils jouaient dans les vagues. Photos à http://picasaweb.google.ca/daniel.asselin/SurfJuin08.
Le soir on est allé voir Olivier jouer au soccer. Il a marqué un but et il s'est blessé un talon à la fin de la partie. Il a récupéré et aujourd'hui ça va.
lundi 30 juin 2008
Vidéo de Muskoka
http://www.youtube.com/watch?v=1sTHYkUiEyw
Ça ne donne pas ce que je voulais comme qualité lors du transfert. Je n'avais pas le bon format, les prochains devraient être meilleurs.
samedi 28 juin 2008
Les vacances!
vendredi 27 juin 2008
Une journée extraordinaire!
mercredi 25 juin 2008
Jour de repos!
Caro est en grande vitesse, hier elle a compléter un triathlon en entraînement, aujourd'hui une heure de vélo à suivre les coureurs Mathieu et Marie-Louise et 6 km de course. On peu suivre les entraînements de Mathieu et Marie-Louise sur leur blogue
http://asselinma.blogspot.com/
http://www.marielouiseasselin.blogspot.com/
A la prochaine
samedi 21 juin 2008
Et de deux! Muskoka
Samedi matin, on entreprend notre voyage vers Huntsville, près de 500 km de route en passant par Toronto, avec tout notre équipement. Le paysage dans la région de Muskoka est très beau, c'est semblable aux Laurentides et au Saguenay, on est dans le bouclier canadien. À 20 km de Hunsville, on prend une route de campagne afin de voir une partie du trajet de vélo, c'est plutôt vallonneux. On arrive sur le site autour de 13h. Caro sort son équipement car elle participe au triathlon sprint (750m de nage, 20 km de vélo, 5 km de course) plus tard cet après midi. On doit se rendre dans l'aréna municipal où les inscriptions s'effectuent. On reçoit un sac cadeau chacun, car on détient une carte express pour l'ensemble des triathlons de la série Subaru. Ensuite on ramasse nos dossards et je fais un changement de groupe pour le départ de natation. Lors du dernier triathlon, j'ai remonté les retardataires de 2 vagues précédentes, avec de nombreuses collisions. Je serai de la première vague, celle des 20 à 29 ans, avec Mathieu et Marie-Louise, la compétition sera forte. Pour l'instant, il y a beaucoup de kiosques d'équipements et de vêtements installés dans des tentes. Marie-Louise s'achète un beau maillot de triathlon Louis Garneau noir avec des bordures roses, évidemment c'est à 1/2 prix, budget oblige. Moi je me procure des lacets élastiques et une ceinture de dossard (bib) pour Mathieu.
Caro est prête, il est 14 h, encore 2 heures d'attente, elle discute de la course et essai de finaliser son échauffement. Le départ de natation est à 500 m de la zone de transition, on s'y rend à pied. Pour les romantiques, il y a un pittoresques petit train qui fait le trajet (voir les photos, lien au bas du message). Le parcours de natation est essentiellement dans une rivière. Dès que le départ est donné l'eau est agité par des centaines de bras et de jambes. Caro se débrouille bien, et elle termine dans le premier tiers. Elle a une bonne étape de vélo et bientôt on la voit apparaître à la course, et oups! Les 5 heures de route en auto ont hypothéqué notre athlète qui souffre d'un point ou d'une crampe au ventre. À mi-trajet elle doit abandonnée, la douleur étant trop vive. Elle en sentira la présence pendant deux jours. Mais tout compte fait, la frustration est plus grande que la douleur. Demain c'est notre tour, on espère avoir plus de succès... haaaaaa!
Pour trouver le sommeil, je dois beaucoup relaxer. Ainsi, les deux premières heures dans le lit sont zen, détente et respiration contrôlées, même si je dors peu, je suis bien reposé... On est debout à 6h et, après un petit déjeûner, on se dirige vers la zone de transition. On a presque établi notre routine au 2e triathlon, il y a beaucoup de chose à faire et le temps file rapidement. Le départ à lieu en eau profonde, on se rend au large sur une ligne fictive entre 2 bouées, en vague d'une centaine d'athlète. Il est 8h05, je suis dans l'eau depuis 30 secondes lorsque le signal de départ survient. Il faut un bon rythme pour éviter de se faire écraser, je reste du côté extérieur gauche (vers le large) et vois que la majorité du groupe s'éloigne vers la droite. Je crois voir Marie-Louise à 5 mètres sur ma droite, mais je ne reconnait pas son wetsuit. Je garde mon alignement avec la première bouée en point de mire. J'essai de glisser au maximum et de suivre un nageur pour profiter de son sillon. Le trajet de 2 km fait un carré dans le lac avant de descendre dans la rivière. Mon rythme est bon et régulier. Je termine la natation et en sortant de l'eau Caro m'indique où sont mes chaussures en criant ''Bravo Daniel! Parfait! Marie-Louise est juste derrière'', Quoi? Marie-Louise est derrière moi! C'est bien elle que j'ai vue après le départ et elle a pris mon sillon pendant tout le trajet. Elle ne savait pas que c'était moi devant, c’est trop drôle... d'ailleurs en sortant de l'eau elle éclate de rire en me voyant. Caro lui dit de garder son calme, elle rit encore. Avec mes chaussures, je sprinte vers la zone de transition, Marie-Louise ne me rattrapera pas avec ses sandales et son fou rire.
Oups! Lors de la transition, je m'y prends à trois reprises pour enfiler mon soulier droit, la semelle glisse au fond à chaque fois. Quand je mets mon soulier gauche, ma cuisse crampe, c'est sûrement dû au 30 secondes que j'ai passé en équilibre sur cette jambe pendant ma mésaventure avec l'autre soulier. Enfin je sors de la zone de transition et manque de peu la clôture en sautant sur mon vélo. Marie-Louise est passée 20 secondes plus tôt, morale; rien ne sert de courir, il faut… un trajet de 55 km à vélo, avec de belles côtes. Au 10e km, je croise Mathieu qui revient d’une petite boucle, il a 5 km d’avance sur moi, ensuite Marie-Louise, avec 1 ou 2 km d’avance déjà. A environ 25 km, il y une station de ravitaillement où des bénévoles nous tendent des bouteilles, j’en attrape une de la main... après en avoir échappé deux car j’allais un peu vite. La route devient de plus en plus raboteuse au point ou il est difficile de garder le contrôle, en plus il ya d’intense zone de soleil et d’ombre sous de grands arbres qui font que l’on ne voit pas venir les bosses et craques dans l’asphalte, j’ai peur de tomber ou de briser le vélo, j’ai une bouteille qui s’envole. 20 km plus loin je fais une crevaison à l’arrière, je ne suis pas trop surpris… Avec beaucoup de calme (vraiment), j’entreprends une marche à côté de mon vélo avec mes chaussures de clown (chaussure sans talon avec des cales…) Après 1 km, un bon samaritain (participant) me donne un tube de rechange de la bonne dimension, j’ai des roues plus petites que la norme. Je me bat un peu avec ma roue mais je parviens à reprendre la route pour terminer ce triathlon. Cet imprévu m'a fait perdre près de 30 minutes. Caro et Olivier m’attendent à la transition, j’avais peur qu’ils soient inquiets de mon absence. "Ben voyons ça ce peut pas, il est arrivé quekque chose, il est peut-être passé et on l'a manqué..."
Olivier me donne ma montre à la sortie de la transition et je débute la course avec des temps de passage sous les 5 minutes 30 au km, c’est mon objectif. Je croise Marie-Louise qui revient et qui a 8 km d'avance sur moi. La course se déroule bien. Je commence à souffrir au 12e km, le soleil plombe, c’est chaud et humide. Je dois m’arrêter pour mettre mon bas gauche, j’avais couru sans bas jusque là. Les 2 km suivant sont difficiles, plusieurs coureurs arrêtent pour reprendre leur souffle, je fais quelques pas de marche moi aussi, mais je juge que courir sera plus rapide... Je termine et rejoint la famille, hourra! 3 x hourra! Mathieu et Marie-Louise ont très bien fait, je suis très fier d’eux. C’était tout un défi, plus de 3h d’effort. Dans chacune des étapes on pousse fort et on se demande comment on va faire pour la suite, passer d’un sport à l’autre permet vraiment de se dépasser. On profite des breuvages et fruits à l’accueil de l’arrivée. Ensuite on se rend à la remise des prix où Marie-Louise et Mathieu reçoivent les honneurs pour leur victoire dans leur catégorie, la plus belle récompense pour moi c’est cette expérience en famille! Et il nous en reste d’autres,
Les statistiques
Mathieu 73e au général en 3:19:59, 1er de sa catégorie
Marie-Louise 83e au général en 3:21:51, meilleur temps de course à pied chez les femmes incluant les Pro, 1ere de sa catégorie
Daniel 516 au général en 4:14:57 (soustraire 25 min, de pause. m... crevaison)
777 participants
vendredi 20 juin 2008
Un premier triathlon en 2008
Cette saison de triathlon a débuté à Milton le 1er juin. C'est un endroit où j’avais l’habitude de faire du ski avec un groupe d’élève, donc on est en terrain accidenté. On attend toujours le premier triathlon avec impatience, cette année encore plus, avec Mathieu et Marie-Louise qui concourent sur les mêmes distances que moi et qui sont maintenant bien plus rapide. On a eu du temps plutôt froid dans le dernier mois et le matin de la course ne fait pas exception, 14C avec un vent du nord-ouest et pluvieux. Peut importe, on a quitté la maison à 5h20 pour 2h30 de route avec notre nouvelle installation, la Matrix avec une remorque fermée de 5 x 8 contenant nos précieuses montures. La route c’est bien passée, on est arrivé un peu avant 8h. Les stationnements étaient déjà plutôt remplis, on se retrouve au fond du dernier stationnement pour garer la voiture avec son appendice. J’ouvre la remorque et heureusement tout est en ordre, 5 min. plus tard les vélos sont sortis et on se dirige vers la zone de transition, chargé de notre équipement, situé à 1 km.
Environ 1000 personnes participent au 3 courses de la journée, il y a du monde qui bouge et s'affaire partout et on doit se hâte car la distribution des dossards, des puces électroniques et le marquage se termine dans 30 minutes. Avant tout, il faut se choisir un «spot» dans la zone de transition pour placer son vélo, c’est stratégique en fonction des entrées et sorties de la natation, du vélo et de la course à pied et de l’espace encore disponible sur les supports à vélo pour notre groupe d’âge. J’accroche mon vélo sur un support pour les 40 à 44 ans sans être certain si je suis encore dans cette catégorie ;). Après une tournée de reconnaissance des entrées et sorties, je décide de changer d’endroit et de m’installer sur un support de trop plein (over flow), mieux situé. Il est déjà presque 8h30, je cours vers les tentes d’inscription pour récupérer dossard et puce. L’organisation est efficace et tout va rondement, malgré la file.
La première course, un mini triathlon démarre à 8h30, donc je dois terminer d’installer mon équipement avant la fermeture de la zone de transition. Ouf! J’avais oublié le temps que tout cela prend. Je jette un nième coup d’œil à Caro, Marie-Louise et Mathieu et ils semblent bien installés eux aussi. C’est l’heure du réchauffement, un petit 3 km de jogging sur le parcours de course à pied, avec les premiers concurrents du mini triathlon. Au retour, vers 9h15, je constate que la zone de transition, qui est asphaltée, est malheureusement encombrée de gravier. On décide, moi et Caro, de mettre des chaussures dès notre sortie de l’eau pour éviter toute blessure aux pieds. On enfile les wetsuits et c’est l’heure du départ. Marie-Louise et Mathieu partent dans la première vague, moi je suis dans la 5e vague et Caro dans la 6e.
La nage sur 750 m va bien, je suis bien placé et je commence à dépasser des concurrents de la vague précédente au tiers du parcours, a la fin le trafic est dense et j’emboutie quelques personnes, malgré les nombreux zigzags que j’effectue. J’enfile mes espadrilles dès ma sortie de l’eau et je cours tout en retirant mon wetsuit. ..La transition passée, me voilà parti en vélo à toute allure, je roule à plus de 45 km/h mais pas pour longtemps. Le premier tiers du trajet du 30 km est surtout en monté et ça monte, parfois mon indicateur affiche 9 km/h, c’est dur sur le moral! La file de cycliste est impressionnante et s’étire sur plusieurs km. La deuxième partie du trajet est rapide et culmine avec une descente de 1,5 km à plus de 70 km/h, avec au bas un virage à gauche de 90°. Le parcours de course à pied de 7,5 km ressemble à celui du vélo, ½ en monté et ½ en descente, comme à la maison les seules côtes sont les traverses d’autoroutes, je manque d’entraînement, mon temps lamentable en témoigne. L’arrivé vient vite, Mathieu et Marie-Louise ont terminé depuis un moment et m’encourage, je passe la ligne, ouais! Caro suit quelques minutes derrière.
On est tous très content de nos courses. On fait un jogging pour se replacer et circuler ou éviter l’acide l’actique et on se gave en assistant à la remise des prix. Mathieu et Marie-Louise remportent des victoires dans leur catégorie d’âge. Finalement on reprend la route avec quelques gilets, bas et casque de bain pour souligner notre accomplissement mais surtout heureux et prêt à recommencer. Le prochain est le plus long qu’on aura fait jusqu’à présent (2km nage, 55 km vélo, 15km course), exception faite de ma première expérience à Magog il y a 23 ans déjà (1,5 km nage, 40 km vélo, 20 km course), où j’ai frapper le mur au 15e km de course et suis passer de la 15e place à la 80e , maintenant on sait quoi faire pour éviter cela... à suivre
Résultats de Milton (cliquer sur l'image ci-dessous)
jeudi 19 juin 2008
Premier récit
Je reviens d'une sortie de vélo avec Mathieu, je lui avais proposé une sortie de 90 km. On est partie doucement sur notre route habituelle, la température était idéale, 20C et du soleil à travers un ciel plutôt gris. Au 20e km on a tourné vers le sud pour une monter, un viaduc. Aucune résistance, trop facile après les routes vallonnées de Huntsville de la fin de semaine passée. On a augmenté la cadence un peu jusqu’à 37 km/h avec la pluie en point de mire. Direction la maison, la pluie qui menaçait depuis un moment nous a surpris à 10 km de l'arrivé. Je déteste rouler sur la route détrempée, ça encrasse la mécanique, heureusement il a beaucoup plu les dernières semaines, résultats: pas de sable ni de poussière sur le bitume, ouais. Dès que la pluie à cessé, après 10 min. et deux petits arrêts pour laisser passer le gros des averses, on a poussé jusqu'à la maison. 65 km et les souliers détrempés.
On est à 2 semaines de notre prochain triathlon à Peterborough. Mathieu vise le demi Ironman, il a eu d’excellents résultats à Milton et Muskoka, tout comme Marie-Louise. Nous (les autres) ferons le triathlon sprint. Moi et Caro on est en progression, je manque d’entrainement à la course à pied pour entreprendre un demi Ironman, mais ça viendra. On a eu des courses difficile à Muskoka, pour la première fois Caro à du abandonner à la course à pied et moi j’ai eu une moyenne de 25 km/h en vélo. Les détails dans mon prochain message…