On a installé notre campement et on a mangé notre souper de salade de patate avec beaucoup de persil et d'aneth accompagné de thon. Notre voisin criait constamment après son chien qui se promenait partout, ça s’annonçait bien! Plus tard après le souper je suis allé demander au voisin de baisser le son de sa radio qui jouait à tue-tête depuis quelques heures. Mais comme il n’était pas là j’ai pris l’initiative de baisser le son de la radio sur une de ses trois tables de pic nic, (il manquait des tables à certain campeur). Cependant, au même moment, le dit voisin arrivait en compagnie d’amis dans une camionnette. Il était déjà très réchauffer et il me déblatère une poignée d’insulte. Vu son état, je gère la situation du mieux que je peux et je m’efface. Quelque peu perturbé par la situation le sommeil vient difficilement… ou peut-être est-ce le stress du triathlon.
On se réveille le matin au son de l’annonceur qui donne les indications aux participants dans la zone de transition, il est un peu passé 6 heures. On avale notre petit déjeuné, on ramasse notre équipement et on se dirige vers la zone de transitons. Le site est déjà bondé de monde et la température est parfaite ; ciel bleu et soleil. C’est le rituel d’avant course qui s’amorce; installer l’équipement, faire son réchauffement, courir à la toilette et enfiler le wetsuit. Encore une fois, on sera tout les trois du même départ qui aura lieu à 9 heures. On part sur la plage, c’est une première cette année, on court vers l’eau et j’en profite pour faire des plongeons de dauphins jusqu’à ce que j’ai l’eau à hauteur de poitrine. Les quelques premiers cents mètres sont très mouvementés, en plus d’avoir la présence des algues qui essai de nous retenir. On est parti complètement à gauche ce qui pour moi est avantageux, on évite les collisions et empilages. L’eau est chaude et lors de la deuxième moitié du parcours de natation le soleil nous aveugle sur la surface de l’eau. Comme aux triathlons précédents, Mathieu sort de l’eau en premier, je suis quelques dizaine de seconde derrière et marie louise me talonne. Pour se rentre au vélo on a entre 200 et 300m de course a faire, Marie-Louise me dépasse mais je réussi a m’accrocher. Cette fois ci, j’ai opté pour installer mes souliers sur le vélo et ainsi les enfiler en roulant. Ma transition est rapide, tellement que j’hésite à partir parce que je pensais que j’oubliais quelques choses, et ainsi je reprends une trentaine de seconde d’avance sur Marie-Lou. Le premier km en vélo est sur un petit chemin et un stationnement étroit, on doit être très prudent. Le parcours de vélo est légèrement vallonné avec un paver en bonne état. Marie-Louise me rattrape après deux kilomètres. Ma vitesse est rapides, j’approche les 35 km/h de moyenne, et le tout est règle en 35 minutes. La deuxième transition s’effectue en moins qu’une minute pour les trois. Le parcours de course est plat et gazonné sur la moitié, j’ai ramassé ma montre durant la transition afin de vérifier mes temps de passage a chaque Km, je vise sous les 5 minutes au kilomètre. J’effectue les deux premiers kilomètres en 4 minutes 45 au kilomètre, le troisième est en 4 minutes 55. Je dois redoubler d’effort, j’effectue les deux km suivant en 4 minutes 50. J’ai croisé Marie-Louise (sur son retour) un peux après le deuxième km et je lui ai crié « let’s go! Mathieu est 200m en avant» Mathieu avait plus d’avance que cela mais ça va la motiver. Devant Mathieu il y avait deux filles qui semblaient assez jeunes, peut-être que Marie-louise ne finira pas première cette fois-ci. Comme c’est seulement 5 km la fin arrive vite, a l'arriver Mathieu et Marie-Louise sont là pour m’encourager avec Olivier et Caro pour prendre l'événement en photos et en vidéo. Je termine en une 1 h 14 min, c’est ce que j’avais prévu, c’est même un peu mieux. Les triathlons sprint sont si court, que je trouve l'effort incomplet. On n'épuise pas nos réserves d'énergie et la fatigue reste superficiel... Je reste sur ma faim, fin.
p.s. Marie-Louise aurait rejoint Mathieu si elle avait accroché ses souliers à son vélo pour la transition. J'ai terminé 8e, à 1 min 30 de la 3e position, un peu plus d'effort à vélo et à la course aurait permi un podium. Les 2 premiers dans la catégorie de Mathieu ont terminé 1e et 2e au général, ouf! Sa 13e place au classement général est plus significative que sa 4e place dans sa catégorie.
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